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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 20:05

 

Dimanche 31 octobre 2010 (20 H)

 

 

En préambule

 

On sait que 2010 avait été décrétée « Année internationale de la biodiversité » par l’Organisation des Nations Unies (ONU), les medias en ayant régulièrement parlé pendant des mois … avec un regain de communication ces jours-ci à l’occasion de la Conférence de Nagoya au Japon.


 

003 Logo Conf Nagoya

 

Logo de la Conférence de Nagoya au Japon du 18 au 29 octobre 2010

"COP 10 - Convention sur la diversité biologique"

 

 

Pourquoi cette « Année internationale 2010  de la biodiversité » ?  Pour que l’élan donné à la conférence appelée « Sommet de la Terre de Rio » - organisée par la même ONU en juin 1992 à Rio de Janeiro au Brésil - ne soit pas perdu.

 

En effet, en 1992 les dirigeants de 172 pays s’étaient mis d’accord sur « l’urgence à intervenir pour assurer le développement durable de la planète ». Pour se faire, ils avaient à la fois « adopté trois grands textes » et « ouvert à la signature deux conventions ayant force d’obligation ».

 

Les trois grands textes étaient : l’Agenda 21, la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement et des Principes pour la gestion durable des Forêts.

 

Quant aux deux conventions, elles visaient à « prévenir les changements climatiques (…) et la disparition d’espèces biologiquement diverses », l’une et l’autre ayant été signées sur place par les représentants de 150 des 172 pays (cf. détails dans les références indiquées plus bas).

 

 

C’est l’une de ces deux conventions, la « Convention sur la diversité biologique (CDB) » qui était en jeu du 18 au 29 octobre 2010 à Nagoya au Japon pour une « Dixième Conférence des Parties » appelée « COP10 ».

 

On le voit : un vrai festival de sigles … et aussi un festival de réunions internationales qu’on voudrait fructueuses en termes de rapport qualité-prix, si on nous permet cette expression venue de la « base citoyenne » ! 

 

Il est vrai que les questions sont complexes en raison d’intérêts fréquemment contradictoires. Alors essayons de voir cela de plus près.

 

 
« Biodiversité : 2010, une année pour rien ? »

  

L’interrogation ci-dessus servait de titre à l’éditorial du quotidien Ouest-France publié le 18 octobre 2010, c’est-à-dire le jour de l’ouverture de la Conférence de Nagoya.

 

Le journaliste qui l’a rédigé, Serge Poirot, y rend compte d’un entretien avec Robert Barbault, chercheur en écologie et directeur du Département Écologie et gestion de la biodiversité au Muséum national d'histoire naturelle.

 

Pour ce dernier, «  En 2010 la biodiversité va toujours aussi mal. On n’a pas tenu les engagements pris (…). On a toujours la même proportion d'espèces menacées d'extinction : un tiers des amphibiens, un quart des mammifères, un cinquième des oiseaux... Les pressions - déforestation, urbanisation, pollutions agricoles, surpêche... - n'ont pas diminué. S'y ajoutent les effets du réchauffement climatique ».

 

Et de juger : « Si on s'en tient là, le bilan est très négatif. Mais il y a eu, quand même, une mobilisation, une effervescence. Si la mobilisation se poursuit, on peut transformer cette insatisfaction en quelque chose de prometteur. La dégradation de la biodiversité est un phénomène de longue haleine... ».

 

Quant au « plus préoccupant » selon lui, « C'est la dégradation des forêts tropicales et des récifs coralliens. Cela va entraîner des modifications climatiques, sociales, économiques. Que des espèces disparaissent, c'est non seulement une catastrophe en termes économiques, mais moralement, ça veut dire qu'on a un comportement de prédateurs cupides, qu'on est prêts à tout. L'érosion de la biodiversité nous parle de nous, de la façon dont nous nous comportons. La vie dure depuis 4 milliards » …

 

(pour lire tout l’entretien, cliquer ICI).

 

 

Pour mémoire, les objectifs qu'avait fixé la "CDB" pour l'année 2010 était les suivantes :

  • renforcer la prise de conscience des citoyens sur l’importance de sauvegarder la biodiversité ainsi que sur les menaces qui pèsent sur elle ;
  • sensibiliser l’opinion à propos des réalisations déjà menées à bien par les communautés et les gouvernements pour sauvegarder la biodiversité ;
  • encourager les personnes, les organisations et les gouvernements à prendre les mesures immédiates nécessaires pour stopper la perte de biodiversité ;
  • promouvoir des solutions innovantes pour réduire les menaces envers la biodiversité ;
  • initier un dialogue entre les parties prenantes au sujet des mesures à prendre pour la période post-2010.

(cf. extrait du site du MEEDDM – cliquer ICI)

 


Alors qu’en est-il des nouvelles mobilisations pour l’avenir, dans le cadre de la Conférence de Nagoya ?

 

 

La Conférence de Nagoya … et ce qu’il faut  en penser 

   

On trouve dès à présent des comptes rendus officiels de Nagoya sous forme de deux « dépêches » du Service d’information des Nations Unies sur le site « Centre d’actualités de l’ONU » :

 

-  « Nagoya : un traité international sur le partage des ressources génétiques » - cliquer ICI

-  « Nagoya : nouveau plan stratégique pour lutter contre la perte de biodiversité » - cliquer ICI

 


Quant aux médias et spécialistes divers, leurs jugements sont encore peu nombreux. Il est vrai que c’est le week-end … Nous avons déjà noté des réactions diversifiées.

 

Du côté positif, voir :

 

les journalistes d’Euronews » pour lesquels Nagoya a permis « un accord historique ambitieux pour la protection de la biodiversité » et fait « retrouver le sourire après le cinglant échec de Copenhague » ;


 voir leur site qui diffuse une belle vidéo (1 mn 02) avec ce commentaire : «La stratégie en 20 points, ratifiée par tous les participants, à l’exception notable des Etats-Unis, prévoit, à l’horizon 2020, de limiter au maximum la disparition des espèces. Ainsi, 17% de la surface totale des terres seront désormais protégés contre 13% actuellement, et 10% de la surface totale des mers, contre 1% aujourd’hui. L’accord prévoit par ailleurs une meilleure répartition des bénéfices de l’exploitation des patrimoines naturels. Une disposition favorable aux pays en développement et du sud de la planète où sont justement situées la majorité des ressources de la planète » (cliquer ICI);


      les membres de France Nature Environnement * pour lesquels « La dixième

            Conférence des Parties (COP 10) à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB)

            a finalement débouché sur un accord global, après une dernière journée marathon.

            La communauté internationale s’est fixée une nouvelle feuille de route pour la

           biodiversité et FNE ne peut que s’en réjouir» (plus de détail en cliquant ICI).

 

         * France Nature Environnement (FNE) est une fédération qui rassemble près de 3000 associations de

         protection de la nature et de l’environnement en France métropolitaine et en Outre-mer. Elle est reconnue

         d’utilité publique depuis 1976.

 

Du côté négatif, la professeure en sciences de la vie et la terre, Liliane Arnaud-Soubie, décrit sur le site « Le Web Pédagogique » « un triste bilan » car « en synthèse, une fois encore des accords sont pris … mais le plus difficile reste à faire : continuer à mettre en pratique et faire vivre les décisions pour garantir l’avenir de la Planète".

 

             Voir ce site qui montre aussi une vidéo originale d’une présentatrice à Nagoya s’exprimant en langue japonaise sous titrée en anglais (cliquer ICI).  

          Rajouté le 01-11-10 :

          La vidéo est due à "You tube" (c) - accès direct en cliquant ICI.

 


La biodiversité : à expliquer, protéger, admirer … et photographier ! 

               

Pour atteindre tous ces buts – expliquer, protéger, admirer ... et photographier la biodiversité, les moyens disponibles sont nombreux.


On en souligne ici deux au niveau local, sans exhaustivité donc, et en toute subjectivité :

 

 - le site de Bretagne Vivante – section de Quimperlé – cliquer ICI 

 - un nouveau site de photos découvert récemment, celui du quimperlois Yann EOG : on y trouve notamment 180 photos d’insectes, 80 d’oiseaux, 12 d’autres animaux, 110 de fleurs … - cliquer ICI

 

… plus le site que vous regardez en ce moment, quand par exemple des amis internautes envoient eux aussi des photos d’animaux et de plantes !

 

 

En conclusion ?

 

L’après Nagoya : une affaire à suivre …

 

 


Pour en savoir plus :

 

Bienvenue aux Nations Unies (UN) en plusieurs langues : cliquer ICI.

 

Le site « Convention sur la diversité biologique » (CDB) en plusieurs langues : cliquer ICI.
Avec le communiqué de presse final du 29-10-10 ... fort concis ! : cliquer ICI.

 

Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) : cliquer ICI.

Et son  "Portail de l’Année internationale de la biodiversité » : cliquer ICI.
 

 

    

Evelyne Dumont

 

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