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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 12:50

 

Mots-clefs:

Energie nucléaire / Accident de Fukushima (Japon)  / EPR de Flamanville (Manche - France)

 

 

Mercredi 24 août 2011 au soir ...

 

 

Sur le nucléaire, sujet ô combien sensible quand on s’intéresse au développement « durable et solidaire », je reçois quantité d’articles grâce à des abonnements aux « Newsletters » de sites variés généraux ou spécialisés.

 

Aujourd’hui particulièrement, dans la masse d'articles, c’est le « yoyo » : du pour, du contre … 

 

Triste situation pour nous les citoyens « non professionnels de ce secteur » qui devront pourtant être sérieusement « éclairés » quand le choix démocratique sur l’avenir de cette énergie nucléaire sera officiellement lancé … car il le sera un jour. C’est la raison même.

 

En attendant, voyez deux articles assez brefs … tout en contraste : « rassurant » (?) pour l’un … assurément « interpellant » - technologiquement autant que financièrement - pour l’autre.

 

 

1er article « pseudo-rassurant » dans « L’Usine Nouvelle » …

 

" Le MIT tire les leçons de Fukushima "

Le 24 août 2011 par Ludovic Dupin

 

013 Usine Nouvelle MIT & leçons sur Fukushima Août 2011

Photo du site de "L'Usine Nouvelle" et l'article de Ludovic Dupin du 24-08-11

 

Des extraits de l’article :


« Le Massachusetts Institute of Technology a étudié l’accident de la centrale japonaise. Ses chercheurs estiment que la catastrophe ne doit pas mettre fin à l’exploitation du nucléaire civil.


(…) Selon les neuf auteurs, la situation dans la centrale japonaise a été aggravée par les retards pris dans l’activation de valves de sûreté, l’injection d’eau dans les cœurs des réacteurs et la ventilation des bâtiments de confinement.

Pour autant, les chercheurs américains ne pointent pas du doigt une erreur humaine ou la lenteur de la chaîne de décision (…).


Pour ce qui est des mesures à prendre, le NSE indique que les générateurs de secours doivent être entreposés en deux lieux séparés. L’un en hauteur pour éviter des inondations, l’autre en profondeur pour se prémunir de crash d’avion. Les auteurs préconisent également (…).


Le rapport critique, par ailleurs, les décisions de certains gouvernements qui ont décidé d’annuler ou de retarder des projets de réacteurs. "La radioactivité disséminée a été importante et certains travailleurs ont reçu des doses significatives mais les risques sanitaires pour eux et la population générale devraient être négligeables. En réalité, aucun mort n’est survenu ou n’est attendu des suites de l’accident", explique Jacopo Buongiorno, l’auteur principal du rapport (…).


(…) Jacopo Buongiorno assure : "Si vous avez un accident de voiture, vous n’arrêtez pas de conduire, mais vous en tirez des leçons. Dans ce cas, l’accident correspond à un arbre qui serait tombé sur la voiture. La voiture n’y est pour rien."


Et le journaliste de conclure (mis en caractères gras par nous) :


« Le MIT, avocat du nucléaire et des autorités japonaises ? »


 

Pour lire l’article complet, cliquer ICI.

 

 

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2e article « interpellant » dans « Le Journal de l’Environnement » …

 

" Le chantier de l’EPR de Flamanville de nouveau critiqué par l’ASN "

Le 24 août 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg

 

 

012 J de l'Environnement EPR Flamanville 24-08-11

 

Photo du site du "Journal de l'environnement" (JDLE)

et l'article de Valéry Laramée de Tannenberg du 24-08-11


 Des extraits de l’article :


« Des «écarts» et «faiblesses» ont été constatés lors d'une inspection du site de construction du réacteur EPR de Flamanville selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui a demandé à EDF de «faire des efforts importants pour démontrer la qualité de la construction».


A l'issue de «l'inspection de revue», permettant un examen approfondi, effectuée entre le 1er mars et le 13 mai, Jean-Luc Lachaume, directeur général adjoint de l'ASN, fait état de «13 constats d'écart» dans une lettre adressée à la direction d'EDF (…).

 

(…) l'ASN estime qu'EDF devra faire des efforts importants pour démontrer la qualité finale de Flamanville 3», relève Jean-Luc Lachaume, selon cette missive publiée sur le site de l'ASN (…).

 

Les «principales faiblesses relevées par les inspecteurs» portent sur (…).

 

Sur ces systèmes, «l'ASN a demandé à EDF qu'aucune action irréversible ne soit engagée avant que la qualité de la fabrication de ces matériels n'ait été démontrée», déclare Thomas Houdré, directeur des centrales nucléaires au sein de l'ASN.

 

«EDF ne peut pas monter ces systèmes-là sur le chantier de Flamanville avant d'avoir apporté l'ensemble des garanties que la qualité était assurée», ajoute-t-il.

 

Sans avoir jusqu'à présent répondu complètement à la lettre de suite de l'ASN, EDF a déjà «apporté des réponses partielles», notamment en «démontrant la qualité» de la réalisation des accumulateurs RIS, précise Thomas Houdré.

 

Annoncé en juillet, le retard de deux ans supplémentaires pour la mise en service de l'EPR de Flamanville -désormais prévue en 2016- est dû à la conjonction des audits décidés après la catastrophe de Fukushima, de deux accidents mortels sur le chantier et du mauvais temps qui a ralenti la construction cet hiver, explique une porte-parole de l’électricien semi-public.

 

Le mois dernier, EDF avait revu en nette hausse la facture de son premier EPR, dont il estime désormais le coût à 6 milliards d'euros, près du double des estimations initiales, qui prévoyaient également une mise en service dès 2012.

 

Le groupe Bouygues, chargé du gros œuvre à Flamanville, n'a pas souhaité faire de commentaire. Sollicité, Areva n'a pas donné suite."


 

Pour lire l’article complet, cliquer ICI.


 

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Pour en savoir plus :

 

-          Le rapport complet (23 pages en anglais ! …) sur l’accident de Fukushima publié par le Nuclear Science and Engineering (NSE), l’un des départements du Massachusetts Institute of Technology (MIT) : cliquer ICI.

 

-          Le site de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) : cliquer ICI.

 

-          Le site d’EDF – Electricité de France – qui présente la Centrale de Flamanville : cliquer ICI.

 

-          Une autre présentation de l’EPR de Flamanville  sur le site du Groupe BASF en Allemagne (« le groupe le plus important sur le marché de la chimie du bâtiment et des travaux publics ») : cliquer ICI.

 

-          Le site du Groupe Bouygues « chargé du gros œuvre à Flamanville » : cliquer ICI.

 

-          Le site du Groupe AREVA : cliquer ICI.

 

 

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Post-scriptum :

 

Le blog est un peu « endormi » ces jours-ci, mais les brouillons d’articles murissent doucement sur plusieurs thèmes divers … A suivre.

 

 

Evelyne Dumont 

_____ o _____

 

 

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commentaires

doc zaïus 06/09/2011 17:35


Bonjour,
Le nucléaire n’en a pas fini de susciter des polémiques.
On savait depuis longtemps que cette technologie est intrinsèquement dangereuse, capable de provoquer des catastrophes sans commune mesure avec les risques inhérents aux autres technologies
énergétiques.
On découvre maintenant que la gestion de ce risque nucléaire est confiée à des structures corrompues par le poison de la rentabilité financière, et à des hommes confits de suffisance et plus
préoccupés de satisfaire leurs donneurs d’ordres que d’assurer le respect des règles de sécurité .
La dégradation du facteur humain se manifeste à tous les niveaux:
- Lors de la conception, les risques sont minimisés, voire déniés, des compromis techniques sont tolérés au détriment de la plus élémentaire prudence: pompes de secours en-dessous du niveau de
sécurité, hauteur de digue de protection scandaleusement insuffisante, épaisseur de radier ridicule, absence (!) de protection de la nappe phréatique, déni du risque de chute d’aéronef, déni du
risque terroriste, insuffisance des moyens autonomes de refroidissement en cas d’arrêt d’urgence, dispositifs de sécurité trop interdépendants, trop grande vulnérabilité aux inondations, etc…
- Lors de la réalisation, un grand laisser-aller se manifeste dans le choix des personnels pas toujours qualifiés, souvent issus de la sous-traitance, dans le recours à des procédés où l’économie
prend le pas sur la sécurité, et dans le contrôle des réalisations souvent superficiel ( Il faut attendre une hypothétique inspection de l’ASN pour découvrir des défauts majeurs, et encore sont-ils
fréquemment contestés). Même des structures aussi élémentaires que du béton ne sont pas exemptes de défauts majeurs.
- Lors de l’exploitation, le recours massif à la sous-traitance n’est pas une garantie de sécurité, il a été démontré que l’exploitant ignore souvent le nombre de niveaux de sous-traitance, quand
ce n’est pas le sous-traitant lui-même !!
- Les procédures d’autocontrôle sont insuffisantes, voire même inexistantes, puisqu’il faut souvent attendre une inspection décennale de l’ASN pour découvrir des défauts majeurs !
- La réactivité aux injonctions de l’ASN n’est pas à la hauteur du risque encouru. Il faut parfois attendre des mois avant qu’une modification demandée par l’organisme d’inspection soit mise en
œuvre.
- Une autorité de contrôle qui semble avoir autant de pouvoir sur la gestion du risque nucléaire que la cour des comptes sur le budget de l’Etat…
- Les critères retenus pour la prolongation de l’exploitation d’un réacteur au-delà de sa durée de vie prévue sont trop vagues pour apporter une garantie de sécurité suffisante, et les décisions
sont plus de complaisance que de rigueur technique.
- La récente catastrophe du Japon ( dont les pires dégâts sont encore à venir ) a démontré l’inexistence d’une stratégie et des moyens de lutte contre un tel évènement, quelle qu’en soit l’origine.
Les centrales nucléaires françaises sont dans la même situation.



A cette liste effrayante il faut bien sûr ajouter d’autres problèmes tout aussi graves tels que:
- Le stockage des déchets.
- Leur traitement.
- Le coût et les moyens du démantèlement.
- Le risque de dissémination.
- Le caractère non renouvelable de la source d’énergie dans les réacteurs de troisième génération ( EPR) , rendant quasiment incontournable l’évolution vers la quatrième génération (
surgénérateurs) intrinsèquement encore plus dangereuse.
Ce réquisitoire ( non exhaustif) ne relève que les anomalies dûment répertoriées dans les rapports officiels.

Faute d’une remise à plat complète de la structure et des méthodes de ce secteur énergétique, accompagnée d’une prise de conscience des autorités responsables, et de la création d’une autorité de
contrôle réellement indépendante et dotée de moyens décisionnels, il parait difficile d’accorder sa confiance aux structures actuelles en charge du nucléaire civil.
Les arguments en faveur de la poursuite et du développement du nucléaire civil de générations trois et quatre, sans parler d’ITER, sont nombreux et se veulent rassurants, y compris pour la
prolongation de la durée d’exploitation des vieilles centrales.
Malheureusement, ils sont émis par ceux-là même dont les décisions ont conduit à la situation actuelle, c’est dire si leur crédibilité est mince.
Même si par ailleurs on a conscience de l’occurrence probable d’une crise énergétique majeure avant la fin du siècle, qui serait retardée grâce au nucléaire, l’honnêteté intellectuelle nous impose
un devoir de réflexion sur notre responsabilité dans l’avenir environnemental que nous laisserons aux générations futures.
Le débat n’est pas clos.
Il appartient aux responsables politiques de nourrir leur réflexion auprès d’hommes de valeur dans les domaines de l’Ethique et des Sciences de l’Homme, et de se garder des mirages que font
miroiter les gourous de l’économie et de la finance.
Certes, le retrait, même progressif, du nucléaire, pour un basculement vers les énergies décarbonées et renouvelables, est un saut dans l’inconnu. Et ce saut doit être effectué sans filet puisqu’en
cas d’échec le recours aux énergies fossiles sera rendu très problématique à cause de l’épuisement des réserves. On comprend donc les réticences des responsables politiques, qui craignent de jeter
le bébé avec l’eau du bain. D’autant plus que leurs hésitations sont confortées par les puissances des lobbies énergétiques qui veulent préserver leurs rentes de situation.
Le changement de portage énergétique nécessitera donc bien plus qu’un mouvement d’opinion. Seul un changement profond de société pourra offrir un cadre propice à une vie moins vorace en énergie et
plus respectueuse de l’environnement. Et ce cadre ne sera efficace que s’il est géré au niveau planétaire, ce qui nous conduit bien au-delà d’une simple problème d’implantation d’éoliennes ou de
panneaux solaires.
Il s’agit, ni plus ni moins, du gouvernement de la planète.


Liliane 04/09/2011 19:57


Merci à la blogmaitresse pour cet article et ....

rendez-vous à tous pour la manifestation " NUCLEAIRE STOP"
samedi 15 octobre à Rennes
12 h
Esplanade Charles de Gaulle ( Champs Libres) au nord et tout près de la gare de Rennes

Manif organisée par la coordination antinucléaire Ouest