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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 22:20

 

Libre expression / Culture / Economie / Politique / Morale

 

 

 

Dès son apparition toute récente (dépôt légal de Février 2010 et Achevé d’imprimer de Mars 2010) sur les présentoirs des maisons de la presse et librairies et, simultanément, dans les articles et émissions des médias … cela a fait « tilt » : il faut que je lise ce livre !

 

Quel livre ? Un « pavé » de 474 pages intitulé  « Le triomphe de la cupidité » de Joseph E. Stiglitz, paru aux Editions « LL Les liens qui libèrent » (23 euros).


 

 

001 Livre Le triomphe de la cupidité

 

1ère de couverture du livre "Le triomphe de la cupidité"

de Joseph E. Stiglitz, Prix Nobel d'Economie, Achevé d'imprimer Mars 2010

Edition LLL Les liens qu libèrent, 2010

 

 

  

 

En effet, à notre époque « affolée », confrontée à d’innombrables problèmes, où les citoyens que nous sommes sont submergés d’informations de toutes natures … et tentent, autant que faire se peut, de comprendre ce qui se passe et où l’on va … le mot « cupidité » semble concentrer un « nœud » fondamental …

 

Eh oui, la « cupidité », d’après le Dictionnaire Petit Robert,  est le « désir immodéré de l’argent, des richesses ».

 

Celui qui est « cupide » est quelqu’un qui est « avide d’argent ».

 

Alors comment ne pas penser à tous ceux qui sont responsables, dit-on de « la crise » actuelle : les financiers sans scrupules, qu’ils soient directeurs de banques ou employés « alliés »  tels que les  « traders », les spéculateurs divers et variés

 

Donc je viens de l’acheter il y a quelques jours cet ouvrage de Joseph E. Stiglitz, un auteur décrit en 4ème de couverture comme « l’un des économistes les plus influents et les plus écoutés du monde » (...) L’un des rares à nous mettre en garde, depuis plusieurs années, contre le fanatisme du marché et la financiarisation de l’économie ». Et aussi « Prix Nobel d’Economie en 2001, auteur de « La Grande Désillusion », « Quand le capitalisme perd la tête » et «Un autre monde ».

 

On se contente ici de reprendre des éléments de présentation de l’éditeur :

 

« Ce livre parle d’un combat d’idées. Il porte sur celles qui sont à l’origine des politiques désastreuses qui ont provoqué la crise et sur les leçons que nous en tirons. Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit nous continuons à faire triompher la cupidité, à mettre au cœur de nos sociétés économiques le libre marché, l’obsession du court-terme, les déréglementations, la libre circulation des capitaux,responsables de pires dérives du système financier ; soit nous acceptons de faire un pas de côté et de considérer les causes fondamentales de notre échec ».

Selon l’auteur en effet (…) Malheureusement, la plupart des élites économiques et politiques n’en prennent pas conscience : aveuglées par leurs croyances, elles évoquent une crise exclusivement financière qui aura certes des répercussions économiques, alors qu’il s’agit de la faillite d’un système conjugée à une grave crise morale » (…).

 

 

Le mot « crise morale » a aussi fait « tilt »  …

 

Et là je pense évidemment, au-delà des niveaux mondial et national, au niveau « local » … avec l’insoutenable opération de pure spéculation immobilière qui se déroule actuellement sur la rive gauche de Doëlan ! (cf. "l'affaire Abiven"- c'est dit sans détour puisqu'on est paraît-il en démocratie/liberté ...)

 

Je ne doute pas que cette dernière phrase suscitera des réactions des lecteurs du blog.

 

Elles sont bienvenues … en espérant des styles constructifs et courtois.

Mais … il faut d’abord lire Stiglitz

 

Pour ma part, je m'y emploie ... Aïe aïe aïe : pas la "tasse de thé" la finance et l'économie !

 

A suivre.

 

 

E. Dumont

 

 

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commentaires

doc zaïus 06/06/2010 10:17


Bonjour,
Je pense qu’accepter l’idée que le Capitalisme est amoral par nature, c’est un peu jeter le bébé avec l’eau du bain.
En effet si l’argent n’a pas d’odeur, ceux qui le manipulent en ont une. Ce sont des êtres humains, ils décident de lancer telle ou telle opération ; et avant de lancer une opération quelle qu’elle
soit, un être humain réfléchit aux conséquences des ses actes, notamment au plan moral.
A mon avis ( d’honnête homme j’espère) nous ne devons pas dédouaner le Capitalisme de toute responsabilité morale.
Sinon , à quoi bon disserter sur les bases morales de la réforme du système financier , si l’on absout par avance ce même système de toute responsabilité , il serait plus efficace d’aller faire
brûler un cierge sur le parvis de la Banque de France.
Pour ce qui concerne le rôle des Etats dans l’économie ( c’est-à-dire la finance) , cette crise aura ( peut-être car ce n’est pas gagné) le mérite de remettre les choses dans l’ordre. Un Etat c’est
fait pour gouverner, et dans la gouvernance il y a évidemment l’économie, donc la finance.
Seuls des esprits dérangés ont pu s’imaginer que l’économie du monde pouvait durablement se développer dans le respect de l’être humain , sans l’intervention des Etats.
Hélas, le consensus libéraliste est tellement ancré dans les esprits de nos élites actuellement gouvernantes que je doute qu’il puisse en être efficacement extrait.
Y a-t-il quelqu’un dans l’assistance qui croit que les paradis fiscaux ont été éradiqués ? Que le secret des banques suisses a été levé ? Que les « subprimes » n’existent plus ? Que les
commissions occultes ne sont plus qu’un souvenir ? Que les délits d’initiés c’est fini ? Que les Sicav pourries ont été retirées du marché ? Que les pénuries organisées pour faire monter les cours,
c’est de l’histoire ancienne ? Que les surendettements complaisamment favorisés par les banques, c’est désormais interdit ? Que les spéculations boursières menées avec de l’argent que l’on n’a pas,
sont maintenant punies par la loi ?
Heureusement qu’il y a la loi littoral pour nous remonter le moral. Cependant, pour l’affaire Abiven, je crois qu’il ne s’agit pas d’une faille, mais de la conséquence d’une disposition beaucoup
plus pernicieuse qui est la lutte contre le « mitage ».
Le coup du mitage est génial, il aboutit à remplacer de force un habitat dispersé ( typique de la Bretagne) , donc peu destructeur du paysage, par des concentrations urbaines ennemies du paysage
bocager . Cette disposition contient en germe le bétonnage du littoral.
J’espère me tromper….
Cordialement.


Bernard Vignes 05/06/2010 08:37


Arrivé un peu plus loin dans le livre je constate avec plaisir que l'auteur aborde enfin les questions liées à l'écologie politique.

Dans un chapitre intitulé "un nouvel ordre capitaliste" il détaille des solutions pour en sortir.

En gros, il s'agit de faire fonctionner ensemble, sans que l'un domine l'autre, l'Etat et le Marché, chacun ayant, seul, beaucoup d'avantages et beaucoup de défauts.

Concernant la "morale" je n'en parle pas car le capitalisme est, par nature, amoral (pas moral, pas immoral, juste pas concerné).
Si la cupidité des hommes a pu donner libre cours à son penchant naturel au sein du capitalisme financier, c'est parce qu'il n'y avait pas de contre-pouvoir : si les banquiers n'avaient pas été
certains que, quoiqu'ils fassent, l'Etat, donc le contribuable, allait les renflouer, ils n'auraient pas, tous cupides qu'ils soient, pris autant de risque.

De même pour Abiven : sans cette faille de la loi littoral, tout cupide qu'il soit, il n'aurait rien pu faire


Evelyne Dumont 01/06/2010 10:22


Bonjour,

Encore vite fait : Non, je ne peux pas croire au "tous pourris" qui est un slogan de certains ...
Mais il est sûrement difficile aux plus "valeureux" politiques de se faire un chemin "propre" (= respectueux des attentes du plus grand nombre d'électeurs)... en survivant ! ...
A plus tard.
ED


doc zaius 01/06/2010 10:03


Bonjour,
Selon l’encyclopédie que mon papa m’a offerte en 1950 une révolution est:
« Le mouvement d’un mobile qui, parcourant une courbe fermée, repasse successivement par les mêmes points ».
C’est hélas ce que l’on observe généralement en Politique, c’est pourquoi je préfère le terme d’évolution, voire de progrès, car le problème est justement d’éviter de repasser par les mêmes
points.
Une classe, politique ou sociale, n’est pas seulement un ensemble d’individus qu’il suffirait d’éliminer pour faire disparaître la classe. Elle est une entité qui existe par elle-même, un canevas
que les individus viennent occuper. Si l’on chasse ces individus, d’autres prendront leur place car le canevas existe toujours.
Ce canevas est sécrété par la société et c’est donc la société qu’il faut changer, mais nous cherchons toujours le magicien qui nous donnera la potion magique ouvrant la voie au fameux « monde
meilleur » de la société promise aux frontons de nos édifices publics .
Des magiciens autoproclamés, nous n’en manquons pas, mais tant de charlatans se sont glissés parmi eux que, si par hasard il s’en trouvait un vrai, nous ne saurions pas le reconnaître.
Les magiciens, c’est comme les guérisseurs, ce ne sont pas ceux qui battent l’estrade qu’il faut aller consulter, mais plutôt ceux qui oeuvrent discrètement dans nos campagne sans publicité et sans
tapage médiatique.
En Politique , seul le tapage médiatique est payant ( à tous les sens du terme), et donc seuls les charlatans tiennent le devant de la scène.
On n’est pas sortis de l’auberge…..


Evelyne Dumont 31/05/2010 21:58


Bonsoir,

Je suis navrée de ne pouvoir répondre que brièvement pour l’instant …

Je dis à B Vignes : oui, dans l’article, l’essentiel du lien avec M. Abiven était d’abord le mot « cupidité » au cœur du livre de Stiglitz … ET AUSSI au cœur, semble-t-il, des comportements de ce
particulier (selon les informations dont nous disposons).
Qu’il n’y ait pas correspondance « terme à terme » au plan strictement concret n’est pas grave … encore que ce n’est peut-être pas si éloigné puisque ce monsieur aurait été un temps « boursicoteur
» dit la rumeur.
Et puis l’autre mot essentiel était la « morale » en crise … non repris dans le commentaire. Dommage.

A « doc zaius » d’abord merci pour le style « percutant » !
Et d’accord bien sûr avec la phrase :
« La difficulté vient du fait que la classe qui possède les moyens de changer le système est composée des individus qui sont ceux-là même qui en profitent un max. Il ne faut donc pas compter sur
eux pour faire le boulot ».

En bref encore : donc on tourne en rond.
Rappelons nous cependant qu’il existe des périodes de l’histoire où c’est fini pour le « rond », au moins un temps (= la révolution). Le très gros souci c’est la violence qui vient avec. Dommage.
Il faudrait l’éviter, donc être « réformiste » … « désintéressé », « intègre » …

Cela peut encore faire « rigoler » pour cause de « naïveté ».

Stop ! On en viendrait à parler de la « nature humaine » imparfaite ... des notions de dominants-dominés ... etc. etc.
Et là on en a pour la nuit ...

Cordialement.
ED