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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 19:28

 

   

 

Cet article fait suite à celui publié le 12 Avril 2010 sous le même titre générique : « Urbanisme à Clohars-Carnoët : un « PADD » vers quel « PLU » ? » et aura lui-même une suite demain mercredi 14 Avril 2010.


Dans l’article (1/3) du 12 avril,  on situait notre objectif de publication : rappeler plusieurs étapes intermédiaires de l’élaboration du PADD et du PLU de Clohars-Carnoët  puisque leur diffusion et leur « écoute » risquent d’avoir été « insuffisantes » au grand dam du bouclage final … (nous sommes présentement pour le « principe de précaution » !).

 

On y rappelait aussi à toutes fins utiles le contexte général de « l’aventure du PLU» provoquée au sein des communes et communautés de communes par les lois SRU et UH de 2000 et 2003 - « Solidarité et Renouvellement Urbains » et « Urbanisme et Habitat» -  impliquant les nouveaux outils que sont le SCOT et le PLH incontournables pour l’élaboration de tout PLU (article à  voir ou revoir en cliquant ICI).

 

Aujourdhui, l’article (2/3) est tout entier consacré à la « Réunion PADD des personnalités publiques associées » qui a eu lieu à Clohars-Carnoët le 5 Février dernier.

 

En effet, on y a évoqué de nombreux aspects importants, croyons-nous, car ils sont révélateurs à la fois des connaissances-compétences et des positions diverses et variées des acteurs en présence ce jour-là : élus de la majorité et de l’opposition municipales, représentants d’organismes publics, représentants d’associations.

 

Or, le PLU, puisqu’il est basé notamment sur la concertation, doit en tenir compte le plus fidèlement possible. C’est en tous cas notre vœux !

 

Nota : Nous ignorons s’il est prévu un compte rendu officiel de cette réunion …

 

 

 

Rappel :

 

Toutes erreurs ou omissions qui seraient signalées donneront lieu à une correction en rouge dans le texte, avec un rappel des mises à  jour faites en bas de l’article, notamment en ce qui les propos rapportés dans les deux réunions du 5 Février 2010 basés sur des notes personnelles prises « à la volée ».

 

 

(…)


La réunion « PADD » des « personnalités publiques associées » le 5 Février 2010


 

Les « éléments de compte rendus » qui suivent tiennent évidemment compte d’une certaine « réserve » obligée concernant une réunion restreinte à l’initiative de l’institution publique communale.


Mais ils se basent aussi, d’une part, sur la volonté de transparence - la nôtre et celle affichée par les élus eux-mêmes, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir - et, d’autre part, sur ce qui nous semble être de la responsabilité d’une membre d’association de défense de l’environnement vis-à-vis de ses adhérents ou sympathisants (mais anxieuse, on l’avoue, de livrer des éléments trop imparfaits !).

 

 

 

Les participants

 

 

A cette réunion qui a duré 2 H 30 dans la Salle des Fêtes, au moins 21 personnes étaient présentes incluant :

 

     - des membres de l’équipe municipale cloharsienne, avec, pour la majorité élue : M. le Maire Jacques Juloux, l’Adjoint à l’urbanisme M. Denez Duigou, l’Adjoint aux Travaux-Voiries M. Jacques Allix, deux Conseillers municipaux de la Majorité : Mme Marie-Hélène Le Bourvellec et M. Jean Lecourt-Pavec, et, pour l’opposition : M. René Le Floch et M. Joël Chenot, plus la responsable du Bureau Urbanisme de la Mairie Mme Magali Le Gac ;

 

     - des représentants d’organismes publics et services de l’Etat : COCOPAQ (Communauté de Communes du Pays de Quimperlé) avec deux représentantes  ; Mairie de Moëlan-sur-Mer (Adjoint à l’urbanisme) ; SAUR (Services des Eaux) ; Chambre d’Agriculture ; Conseil Général du Finistère ; DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer – ex DDEA – ex DDE) ; SDPA (Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine) avec un architecte ; ONF (Office National des Forêts) ;

 

     - des représentants d’associations … avec une règle impérative annoncée par la mairie : « une seule personne par association ! » … ; dommage, DCE avait envisagé d’y venir … à trois, et finalement, seule s’y rendra l’auteure des présentes lignes;

       les associations concernées étaient précisément : « Les Amis des Chemins de Ronde du Finistère, « Doëlan-Clohars-Environnement », « Dré Ar Vinojenn », « Eau et Rivières de Bretagne » et « Association des Pêcheurs-Plaisanciers des Ports de Clohars-Carnoët » ;

 

     - deux membres du Cabinet G2C : Mlle Rostaing et M. Lanvaginat.

 

     Par ailleurs, deux personnes ont été excusées : M. le Maire de Guidel et Mme Rouzic de l’UADL (Union des Associations pour la Défense du Littoral).

     Un net regret pour DCE : M. Vion du Cabinet Metavision n’était pas présent …

 

 

Remarques :

 

Nous avons hésité quant à la personnalisation des interventions : d’une part, à cause de l’obligation d’une certaines « réserve » - d’autant que le présent texte n’a pas de validation officielle et peut comporter des erreurs, et, d’autre part en raison d’une identification insuffisante de certaines personnes.

L’exception concerne plusieurs élus cloharsiens, particulièrement M. le Maire … dont nous espérons ne pas déformer l’essentiel des propos.

On rappelle (encore) qu’il s’agit de notes « prises à la volée » c’est-à-dire sans enregistrement et donc constituant surtout des indications de contenus abordés, d’autant que les expressions concrètes ont été libres – tant mieux – et souvent abondantes …

 

 

 

 

L’introduction de M. le Maire et l’organisation de la réunion

 

 

M. le Maire Jacques Juloux a d’abord introduit la réunion par un historique des diverses étapes et actions … dont nous avons pu noter ceci :

 

Des consultations et concertations (Juin/Décembre) des retours de G2C (Janvier 2009), du travail de diagnostic sur le PLH (phase de 6 mois), puis la 2ème partie – en cours - sur le PADD … le tout ponctué d’échanges entre les deux cabinets mandatés + le Comité de pilotage + la Commission municipale Urbanisme + un (ou deux) membres de la Commission des Sages + les 3 « ateliers d’urbanisme » avec les citoyens  …  (en concluant) il y a eu « des temps d’expression, de confrontation éventuelle » et (le projet) a été construit progressivement en trois réunions … Il s’agit ici d’orientations et propositions qui ne se situent pas encore au niveau du zonage ou parcellisation.

 

Un tour de table de présentation s’en est suivi (avec quelques difficultés d’identification compte tenu de la disposition des tables – en ligne - prévue pour voir la projection de G2C).

 

Puis on est passé à un exposé avec diapositives de Mlle Rostaing du Cabinet G2C basé sur le « Document de travail » du PADD du PLU … aussi appelé  « Rapport d’Orientation d’urbanisme et d’aménagement » dans la version n° 1 de Janvier 2010 (voir photo de la page de garde du texte plus bas).

 

Enfin,  les participants invités ont fait leurs remarques, suggestions et/ou critiques … auxquelles la présentatrice de G2C et/ou les élus ont apporté leurs réponses.

 

 

 

La phase d’introduction de G2C 

 

 

Avec l’aide d’un diaporama, l’oratrice a fait un exposé d’environ 40 minutes très compact en informations dont il n’a été possible de noter lisiblement sur le moment que ce qui suit :

 

- Un rappel sur « le contexte général du PLU de Clohars-Carnoët, le contexte législatif et réglementaire pour le PADD et « l’importante contrainte de la Loi Littoral pour le développement communal », en soulignant « la participation des habitants par le biais des trois « ateliers d’urbanisme (…) dont  les réflexions ont inspiré le rapport de G2C » et enfin l’énoncé des « orientations générales préconisées », lesquelles « découlent des éléments du diagnostic, des enjeux et besoins identifiés par l’équipe municipale et se déclinent selon huit axes stratégiques » :

 

 

001-Document G2C de janvier 2010 p1

 

 

002 8 axes stratégiques du PADD seon G2C Janv 2010

 

 

Deux extraits du 1er « Rapport d’orientations G2C » de Janvier 2010 (pages 1 et 9)

 

(photos ed - (c) G2C-Environnement - Janvier 2010)

 

 

 

Puis ont suivi des précisions dans le flot desquelles ont a noté :

 

 

de nombreuses statistiques dont celles concernant la « population à maintenir » et la nécessité de « construire des logements » … qui ont suscité au sein de la réunion des interrogations et l’envie de comparer avec le SCOT du Pays de Quimperlé dont certains participants avaient le sentiment que les chiffres étaient moins élevés … ;

 

l’impact sur les équipements qui devraient concerner une salle multifonction, une maison de retraite, une médiathèque, une caserne de pompiers, un aménagement de cimetière …;

 

des commentaires sur les 8 axes, dont : i) pour ceux n°s 1 et 2 : le fait qu’il faudrait étendre la zone industrielle de Keranna pour une meilleure économie, préserver la pêche et la conchyliculture, réaliser une reconversion économique du site de l’ex-usine Capitaine Cook, préserver le tissu commercial en évitant les changements d’affectation, maîtriser la croissance démographiques et le développement urbain ( ?), équilibrer le développement communal, « prioriser » l’urbanisme de ZAC avant d’autres endroits, « affiner le développement du Pôle Langlazic, « ne pas dénaturer les entités urbanistiques que sont Doëlan et Le Pouldu » qui sont « des pôles patrimoniaux et identitaires », tenir compte de la Loi Littoral en comblant les espaces interstitiels sans faire d’extension sur les hameaux, réhabiliter l’ancien … ; ii) pour l’axe n° 3 : avoir le souci du lien social et générationnel, en prévoyant notamment des jardins familiaux dans la ZAC, créer des logements en diversifiant leurs types …

 

 

Remarques :

 

Ce qui précède n’est évidemment qu’un extrait subjectif … dû à nos capacités limitées de traitement de l’information nouvelle … et il faut se reporter aux documents écrits pour tout savoir … Mais c’est là un témoignage de ce qui a pu frapper une personne « néophyte en PADD et PLU » … et/ou peut-être ce sur quoi l’oratrice a le plus mis l’accent … et/ou aussi ce qui motive beaucoup la militante de la défense de l’environnement qui à la fois participait à la réunion et écrit les présentes lignes.

 

 

 

La phase des interventions des participants

 

 

Cette seconde phase a débuté avec la suggestion de M. Juloux et Mlle Rostaing de procéder si possible « par axe ».


Remarque : Là encore, le compte rendu qui suit est immanquablement chargé de la subjectivité évoquée plus haut, sans compter que dans cette 2e phase l’auteure du présent article s’efforçait de saisir le maximum d’avis ou d’interrogations … tout en intervenant si possible pour DCE. Rien n’est parfait …

 

 

Axe 1 lié à l’économie :

 

 

Remarques dubitatives du représentant d’Eau et Rivières sur l’ambition vis-à-vis de la pêche côtière et aussi de la conchiculture, une « mission impossible, un rêve … en raison de la présence des PCB » (M. Juloux souligne que c’est un engagement à terme, qu’il y a là des décennies de travail …). Doutes aussi de certains sur le projet de construire des habitations à Doëlan destinés à des gens qui devront prendre leur voiture pour aller travailler – notamment dans la zone économique en extension de Keranna – ou pour aller chercher du pain (sauf si des commerces s’installaient aussi par là).

Discussion renouvelée sur le fait de rajouter des constructions à Doëlan … en même temps qu’interrogations sur « Doëlan-ville dortoir » …

 

Inquiétudes quant au projet d’extension du Port de Guidel qui peut certes profiter économiquement au Morbihan mais pose problème pour la qualité des eaux et la biodiversité de la Laïta (M. Juloux indique qu’ici les décisions ne dépendent pas de la commune mais de l’ensemble du territoire et que pour sa part il a émis des réserves auprès du Président de la COCOPAQ).

 

Echanges sur la Station d’épuration (STEP) … où il apparaît notamment que la qualité des eaux implique du « membranaire » (…) On parle de voir les points sur lesquels on peu agir (…)  et du fait que « l’on acte ce qui est faisable par rapport à la stratégie » … (ndlr : peu de notes retrouvées ici).

 

Une intervention évoque l’importance de la « qualité des espaces publics ».

 

A propos de l’extension de Keranna, on parle de saturation, de zone humide à l’arrière, de plusieurs options à examiner : soit agrandir vraiment cette zone ou bien en voir une autre … (M. Juloux rappelle l’obligation de la Loi Littoral de ne densifier que de l’existant, plus les contraintes des zones humides, en bref « la quadrature du cercle pour tout caser ! » et souligne qu’ici « il s’agit des définitions d’orientations pas encore des zonages, qu’il existe d’autres endroits mais au risque que le PLU soit contesté ..).

 

Quelqu’un parle du projet à Kersalut qui peut être sujet à contestation (ndlr : la déchetterie ?).

 

On s’interroge une fois de plus sur la réglementation de la zone de l’ex usine Cook(Mlle Rostaing assure qu’il ne peut y avoir que de l’économique et pas d’habitations … et M. Juloux précise qu’il souhaite aller au-delà du règlement de cette zone, son objectif étant fixé sur l’exigence d’économie et d’emplois et non la spéculation).

 

On évoque enfin les commerces à ne pas perdre (référence aux coefficients d’occupations des sols, des rez-de-chaussée à conserver …).

 

 

Axe 2 lié au « développement urbain mesuré » :

 

 

L’ancienne présidente des Amis des Chemins de Ronde rappelle fermement que « si on démolit l’ex usine Capitaine Cook, la Loi Littoral reprend ses droits, ce qui implique une remise en état après démolition et le respect de l’environnement ».

 

M. Juloux intervient pour dire qu’il ne veut pas différer les réponses mais rappelle qu’il ne s’agit pour l’instant que d’orientations … (et que les choix) ne dépendent pas du PLU mais des gens en place …

 

La représentante de DCE pose la question de savoir si oui ou non on a le choix quant à l’augmentation de la population de la commune ... en bref faut-il impérativement l’augmenter et alors pourquoi ?

 

Du côté de la COCOPAQ, on revient sur la question des logements en précisant qu’il n’est pas nécessairement question de construire car on peut examiner quels logements vacants peuvent être remis en valeur, ce qui vient alors en déduction … (Mlle Rostaing indique que la prise en compte des logements vacants a été faite et M. Juloux souligne le point important qu’est l’engagement de prévoir du logement social et non de laisser totalement libres les lotisseurs). Puis un membre du «Comité des Sages » cite « le piège des 15 à 20 % pour 20 unités » à quoi M. le Maire répond « on y arrivera par la détermination politique ! » … et Mme Rostaing précise qu’on appliquera les % en hiérarchisant … (Ici la néophyte peine à suivre …).  M. le Maire précise encore qu’une opération d’envergure est prévue au Bourg avec 400 à 600 logements et insiste : « nous, élus, sommes pour les résidences principales et la mixité sociale ».



Axe 3 lié au « développement du lien social et générationnel » :

 

 

De fait, après une nouvelle allusion à la mixité sociale et à l’évolution du cimetière … les échanges sont surtout centrés sur les déchets verts : leur stockage (à Clohars … ou plutôt à Moëlan aux dernières nouvelles), leur réduction – en pensant aux choix des essences végétales utilisées – leur recyclage et leur volume … (M. Juloux dit entendre les arguments, rappelle qu’il est prévu de louer des matériels pour traiter les déchets, ajoutant « c’est mieux sur place », et conclut : il n’est pas prévu d’aires pour les déchets verts dans le PLU, sauf s’il y a problème avec Moëlan).

 

 

Axe 4 lié au développement des activités « tourisme », « loisirs » et « culture » :

 

 

Mlle Rostaing souligne les notions de « tourisme de caractère » et « tourisme vert » …

 

Des échanges ont lieu sur le thème des campings-cars : quelles aires leur offrir, comment éviter qu’il s’agisse de zones « perturbantes » au niveau visuel, notamment en front de mer (par exemple à Bellangenet où l’on a pu en compter paraît-il 57 …) ; un « humoriste » se disant « aussi membre de la Vallée Verte » propose qu’on les mette … dans la carrière !  Puis on parle de « droits de voyage » (5 euros par jour ?), de lieux économiquement simples à acquérir et aménager … Il est question aussi des « mobil-homes » à prévoir dans le PLU …

 

Le Maire dit avoir sillonné la commune en visitant les campings avec l’Architecte des Bâtiments de France et préférer la création d’une « Charte » en favorisant des petits villages de mobil-homes ». Et l’Adjoint à l’urbanisme rappelle que d’autres formes d’hébergements se développent actuellement en lien avec la nature (yourte, cabanes dans les arbres).

 

On évoque encore la nécessité du « bouclage des sentiers de randonnées

 

Puis la représentante de DCE questionne directement Mlle Rostaing sur sa définition de l’expression « tourisme de caractère ». Réponse : il s’agit d’une « greffe harmonieuse » … M. Juloux complète : harmonie de l’urbanisme local, tourisme « de contenu » et pas seulement « de consommation » …

 

On parle de « l’outil agricole », du fait que les talus, haies bocagères et arbres à protéger sont à répertorierM. Juloux se demande si c’est possible et signale que la ZPPAUP s’en est préoccupée ; Mlle Rostaing parle du recensement bâti et naturel, du fait qu’on se basera sur la mémoire collective et sur ce que diront les élus … A quoi une participante rappelle crûment : « un chêne centenaire est coupé en quelques minutes ! ».


Le représentant de l’Office National des Forêts est consulté par le Maire qui souhaite apparemment privilégier la mémoire collective concernant les arbres en insistant sur les lieux remarquables.

 

Un participant évoque la réglementation du reboisement et la Loi Paysage qui ne fige rien …

 

La discussion revient sur le lien entre  ZPPAUP et arbres et paysages remarquables. Le Maire indique que la ZPPAUP est terminée depuis bientôt un an, que le cabinet a eu des remarques de l’ABF … et cite la Commission Régionale des Paysages et des sites … ( ?).

 

Le représentant de la Chambre d’Agriculture exprime sa satisfaction à propos des 22 exploitations … parle de l’implication dans l’axe 1 économique, de l’occupation de l’espace (1 500 Ha) …

 

La représentante de DCE considère que la préservation des espaces agricoles intéresse aussi le tourisme, sous réserve qu’on n’utilise pas de pesticides dangereux.

 

On discute de la lutte nécessaire contre la banalisation des paysages.

 

Une représentante de la COCOPAQ tient à souligner l’existence de la « fameuse ligne jaune » faite en collaboration avec différents services et qui figure sur la carte annexe au SCOT en disant : « C’est un service minimum portant sur les « coupures d’urbanisation » à retrouver, en sachant que le contour est à fixer par la commune » …

 

Sa collègue ajoute : « Il manque une coupure d’urbanisation au Pouldu sur la Laïta … », une autre participante précise : « cela correspond à la limite NDs ».

 

Important :

 

Plusieurs échanges se poursuivent alors entre représentants de « Dré Ar Vinojenn », « Amis des Chemins de Ronde », COCOPAQ et élus … à propos : des diverses notions dans la Loi Littoral, du fait de répertorier les espaces remarquables, du pointillé jaune en lien avec les espaces proches du rivage, de l’acceptation de l’urbanisation … à condition de la limiter, de la notion « radicale » de continuité/zones agglomérées.


Et l’on entend répèter : « la zone jaune veut dire construire mais de façon limitée ! ».

 

On souligne les nuances pour les hameaux dont parle le SCOT : petits hameaux (inférieurs à 15 habitations) auxquels on « ne touche pas » et les « grands hameaux (supérieurs à 15 habitations) dont l’extension est différente.

 

A ce moment, la carte du côté du Pouldu est regardée « à la loupe » … Au vu des interventions, on comprend que c’est un secteur « sensible » …


 

048 r Carte G2C coupures d'urbanisation


 

 

Carte extrait du Rapport n° 1 du Cabinet G2C-Environnement de Janvier 2010 (p. 19)

incluant des « coupures d’urbanisation » (sous forme de cinq chevrons blancs)

 

(photo ed – © G2C – 2010)

 

Remarque importante : Dans le Rapport n° 2 de G2C de Mars 2010,

une 5e « coupure d’urbanisation est rajoutée au Pouldu.

 

 

 

 

… Puis on mélange un peu les axes en parlant des énergies renouvelables, des zones humides … et surtout, longuement, des déplacements :

 

 

i) A propos des énergies renouvelables, on évoque d’abord les éoliennes - pour lesquelles il est seulement dit par M. le Maire que les projets ne sont ni interdits ni figés. Puis les panneaux solaires (où l’on apprend que la commission  ZPPAUP a prévu l’orientation des nouvelles maisons mais aussi l’évitement chaque fois que c’est possible d’une installation sur les toitures et en tous cas rien sur les bâtiments remarquables). Et enfin, le chauffage au bois (qui n’est pas exclu, dit M. le Maire mais il faut privilégier le contrôle des déperditions de chaleur).

 

Sur les panneaux solaires, un représentant institutionnel (Bâtiments de France ?) tient à préciser que son service s’appuie sur la Z.P.P.A.U.P. et n’envisage pas une multitude de petits panneaux, d’où la nécessité de prévoir un règlement. Il attire aussi l’attention sur le comportement individualiste français distinct de celui des allemands où le photovoltaïque est une installation collective édifiée au sol, en dehors des centres-bourgs (notamment pour protéger l’ancien), moyennant un système de paiement par habitant– référence à Fribourg et, plus récemment, à Tolède …


Ce qui suscite une réaction critique d’un conseiller municipal de la majorité : « avec un photovoltaïque au sol, on va encore plus stériliser de la terre, en plus des parkings » et d’ajouter ironiquement : « On va bientôt compter les brins d’herbes ! ».

 

Le Maire conclut sur ce thème : « D’accord sur les idées de réglementation, en prévoyant un règlement pour la commune et un pour la Z.P.P.A.U.P. ».

 

 

ii) Sur les zones humides, la représentante des ACR pense qu’il y a nécessité à « réaliser un inventaire au niveau de la COCOPAQ car les pollutions dans une commune peuvent provenir d’une autre commune », et elle cite notamment un exemple pour « Clohars et Moëlan qui forment un tout ».

 

Une représentante de la COCOPAQ approuve en rappelant que « cela est indiqué dans le SCOT mais que c’est aux communes de s’atteler à leur  Cahier des charges … ce qui est en cours dans la majorité des cas ».

 

Et le représentant d’Eau et Rivières de Bretagne confirme « la globalité du problème car  souvent  le pollueur n’est pas celui qui reçoit la pollution » et il évoque le « nouveau SAGE » (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux)  qui va tout coordonner.

 

Enfin, M. le Maire signale avoir fait appel à un cabinet qui fait l’inventaire des zones humides. Il en profite pour remercier l’adjoint à l’urbanisme et l’adjoint aux travaux en soulignant la forte mobilisation de la mairie en temps et en argent pour le PADD-PLU … qui est un travail évolutif sur les 10 ans en coordination avec de nombreux organismes.

 

 

iii) En abordant le thème des déplacements (rattaché à l’axe 8), le climat se tend quelque peu car plusieurs membres d’associations - particulièrement « Dré Ar Vinojenn » et « Doëlan-Clohars-Environnement » - critiquent le document du Cabinet METAVISION inclut dans celui de G2C,  arguant de son manque de clarté avec des approximations ou erreurs géographiques.

 

M. le Maire proteste et rappelle qu’il ne s’agit pas pour l’instant d’un document d’urbanisme mais d’orientations qui conduiront ultérieurement à la phase de « zonages » (i.e. à la « parcellisation »).

 

La discussion révèle des inquiétudes quant aux voies de circulation automobiles qui sont envisagées (cf. les trois cartes fournies) car elles risquent d’entraîner à la fois une augmentation du trafic, donc de CO2, plus des problèmes de sécurité et  une diminution des zones agricoles.

 

M. l’Adjoint aux Travaux et Voirie souligne à son tour qu’il s’agit dans ce 1er document de « placer des perspectives, car gouverner c’est prévoir » mais qu’en fait le Cabinet METAVISION attend la fin des travaux de la Commission extra-municipale « Chemins » pour publier un 2ème document. Il précise encore que les voies envisagées seraient des voies de « désengorgement », de « contournement ». Il cite notamment le cas de Doëlan où l’on doit empêcher les voitures d’envahir le port … en créant des parkings pour les arrêter en amont. Il évoque avec M. le Maire le projet de distinguer une voie pour les piétons et cyclistes et une autre pour les véhicules … prenant notamment en compte l’augmentation de trafic de la navette de Groix, et de façon générale les besoins pour l’avenir …

 

De nouvelles interventions « sensibles » s’attardent sur les routes, et particulièrement sur la « grande route » projetée au Nord et à l’Ouest de la rive droite de Doëlan (voir les photos 1, 2 et 3 ci-dessous concernant l'exemple de l'espace autour du Moulin de Kerlagat ... qui pourrait être concerné par des équipements en vue de faciliter l'essor de la liaison Doëlan-Groix ... accompagnés de nouvelles constructions souhaitables pour les financements ...), en soulignant :

 

la crainte qu’on ne raisonne qu’en pensant à « sa » commune alors que pour le problème des routes il faudrait plutôt que Clohars-Carnoët s’entende avec Moëlan-sur-Mer entre autres … ;

 

le fait que cette grande route serait dans les 2 km de la Loi Littoral donc illégale … entraînant alors une réaction de M. le Maire : « Si on ne peut plus faire de voirie sur le littoral ! » suivie du commentaire de Mlle Rostaing de G2C : « il ne s’agirait que d’une desserte locale » …

 

l’interrogation sur le fait de savoir si oui ou non on est convaincu que la liaison Doëlan-Groix est utile.

 

 

 

Projet Metavision Kerlagat    001c IGN Kerlagat

 

      A gauche : Extrait de la carte du Cabinet Metavision concernant le Pôle Doëlan côté Rive Droite

incluse dans le Document "G2C"de Janvier 2010 (page 25)


A droite : Extrait de la Carte « Touristique » n° 3615 de l’IGN côté Doëlan Rive Droite

(Institut Géographique National)

 

 

 457 r Chemin-Moulin-Herbes jaunes

 

Photo 1 de Kerlagat


 

 

 498 r Vue vers Groix depuis chemin près terrain moulin    491

 

Photos 2 et 3 de Kerlagat


(photos ed - 14-02-10)

 

  Au sortir de la Rue du Moulin sur la rive droite de Doëlan,

on arrive dans le vaste espace où se trouve le Moulin de Kerlagat.
Vers le Nord, c'est la campagne et vers le Sud la vue mer vers l'Ile de Groix.


Faudrait-il une route par ici ... et de nouvelles maisons ?

 

   

 

iv) On développe aussi la question des parkings (voir un exemple plus bas avec  Kéruster-Kercorn) :


un conseiller municipal pense qu’il faut à la fois prévoir de nouvelles aires de parkings et supprimer celles existantes qui constituent des « verrues » ;

 

une représentante de la COCOPAQ rappelle que le SCOT fournit des indications notamment pour les parkings proches du sentier côtier qui sont, selon les cas, à ré-aménager ou supprimer en les reculant à l’arrière pour éviter tout impact négatif ;

 

M. le Maire rappelle : « Tout est lié : s’il existe un parking il faut une route pour y accéder ».

 

 

Projet Metavision Keruster    002b IGN Kéruster

 

  A gauche : Extrait de la carte du Cabinet Metavision concernant le Pôle Doëlan côté Rive Gauche

incluse dans le Document "G2C"de Janvier 2010 (page 25)


A droite : Extrait de la Carte « Touristique » n° 3615 de l’IGN côté Doëlan Rive Gauche

(Institut Géographique National)

 

 

 487

 

 Photo 1 de Keruster-Kercorn

 

 

051 r Kéruster Champ Tracteur-Mer    062

 

 

  

Photos 2 et 3 de Keruster-Kercorn


(photos ed - 14-02-10)

 

  Quand on va du Bourg de Clohars-Carnoët vers Doëlan Rive Gauche et notamment

Keruster, Kercorn ... on peut peut prendre la route de la crête ... Alors, en arrivant au panneau "Doëlan"

on débouche sur Kéruster à droite où le lotissement se remplit peu à peu

et sur des champs à gauche qui laissent (encore) une belle vue sur la mer ...

 

 

Faudrait-il un parking sur l'un ou l'autre champ (ou les deux) de Kercorn

... et de nouvelles maisons sur ces terres agricoles de bord de mer ?

 

   

 

v) Puis on revient sur le thème des nouvelles constructions, après la question posée par la représentante de DCE : « Est-il exact que quand on dit nouvelle voirie on dit aussi obligatoirement nouvelles constructions autour pour en assurer le financement ? » …

 

La première réaction notée est celle de la représentante de la COCOPAQ rappelant l’interdiction de constructions « en linéaire » …

 

Puis on passe à des nuances entre « liaisons dessertes », « voies structurantes », voies parallèles » en prenant des exemples de lieux : Doëlan, le Bourg, Kerveneas, Sainte-Anne, Pen Allée, Langlazic, Rue Lannevain …

 

Finalement, il est redit par M. le Maire que rien n’est définitif, que METAVISION a fait des hypothèses, notamment à propos de la ZAC, et qu’il faudra adapter …

 

La représentante de la COCOPAQ et celle des Amis des Chemins de Ronde évoquent ensemble l’existence possible, à l’avenir, de « Plans Locaux d’Urbanisme inter-communaux » …

 

 

D’ultimes interventions portent sur :

 

quelques critiques qui se veulent constructives de la part du délégué d’un grand organisme ( ?) concernant le « document de travail G2C projeté aujourd’hui» : « C’est précis et détaillé mais je n’arrive pas à avoir une vision synthétique du projet en terme graphique (…). Il aurait fallu une série de cartes qui synthétisent ce qui est dans les objectifs (…). Il faudrait distinguer davantage entre les objectifs généraux et ce que peut faire précisément la mairie en tant qu’acteurs … à côté d’autres comme le Conseil Général, la Région, etc., sinon vous prenez des risques de reproches en cas de non réalisation des choses annoncées … » ;

 

la stratégie du cabinet G2C rappelée par l’un de ses deux représentants : « nous avons voulu rendre compte de la volonté de la commune, sans trouver exactement chaque fois la correspondance avec la cartographie … du moins pour l’instant » ;

 

un remarque par une des représentantes de la COCOPAQ : « Au stade du PADD cela ne reste que des schémas et il n’y a pas de règle (…). En l’occurrence, ce qui a été présenté est plutôt intéressant … mais on est loin des plans de zonage» ;

 

le Maire signale qu’un zonage va être demandé pour Doëlan et pour la ZAC … Puis il évoque la façon de travailler à partir des remarques qui viennent d’être faites selon la pertinence …

 

la représentante des Amis des Chemins de Ronde (ex-présidente) souligne avec force que « le Port de Doëlan est emblématique. C’est un élément-clefs de la COCOPAQ, de même que Le Pouldu. Il s’agit d’un patrimoine inestimable pour la COCPAQ. IL faut donc répondre à l’attente de toute la COCOPAQ ! »

 

La représentante de DCE insiste, à son regret, sur le décalage voire la contradiction qu’elle perçoit entre le texte du Cabinet G2C dont beaucoup des objectifs sont « séduisants » et le document du Cabinet, METAVISION » avec ses propositions sur les « déplacements » qui suscitent déjà la surprise … et la consternation.

 

 

Il est au delà de 16 H 30 ... Dans moins de 2 H commencera la "Réunion publique PADD" ...


M. le Maire clôt la réunion en disant que « le pire serait de ne pas organiser l’avenir … et qu’il faut partager … » et en remerciant tous les participants.

 

 


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En guise de première conclusion …



On voit qu’il y a eu échanges réels lors de cette réunion des « personnalités publiques associées », pointant des problèmes et donnant des suggestions.

 

C’est positif.


Le challenge est d’en tirer le meilleur profit dans « l’intérêt général » (une notion bien sensible et délicate aussi !).


A suivre …

 

 

 

Pour en savoir plus …

 

Outre les liens déjà indiqués dans l’article du 12-04-10 (cliquer ICI),  voir :

 

- Le site de la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) du Finistère (ex DDE et DDEA) en cliquant ICI.


- Le site de la Mairie de Clohars-Carnoët en cliquant ICI.

 

- Le Rapport n° 1 du Cabinet G2C de Janvier 2010 : Voir dans « L’espace Client » de leur site indiqué

par la Mairie de Clohars-Carnoët à la ligne « Clohars-Carnoët » en utilisant Les codes suivants : identifiant = Clohars et mot de passe = habitant (accès en cliquant ICI)

 

- Diverses thématiques :


- Les problèmes de l’eau en général et des zones humides en particulier, voir :

 

   a) le volet « SAGE – Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux » du Portail Internet des Services de l’Etat (cliquer ICI).

 

   b) le site de l’Associations « Eau et Rivières de Bretagne » (cliquer ICI).

 

- Le projet d’agrandissement du Port de Guidel à l’entrée de la Laïta face au Bas-Pouldu, voir notamment :


    i) le site de « Cap l’Orient Agglomération » qui rend compte de la validation du projet par le Conseil Communautaire (cliquer ICI);

          ii) l'article de  Ouest-France du 14-12-09 « L'extension du port validée par les élus communautaires - (cliquer ICI);

         iii) l'article - plus ancien - du Télégramme daté 22-08-09 "Guidel-Plages. L'extension du port inquiète" (cliquer ICI).

 

 

… la suite dans le 3ème  article à paraître :

 

Urbanisme à Clohars-Carnoët (3/3) : un « PADD » vers quel « PLU » ?

 

 

   

Evelyne Dumont

   Membre du Bureau du Conseil d’administration

   de « Doëlan-Clohars-Environnement » (Secrétaire)

 

 


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commentaires

Bernard Vignes 26/04/2010 21:17


"et la nécessité de « construire des logements » … qui ont suscité au sein de la réunion des interrogations et l’envie de comparer avec le SCOT du Pays de Quimperlé dont certains participants
avaient le sentiment que les chiffres étaient moins élevés … ;"

Il ne s'agit pas d'un sentiment, il s'agit d"un fait, et il y a surtout une tendance qui n'est pas respectée.

Le PADD donne le chiffre de 45 logements / an entre 2008 et 2013 (période couverte par le PLH) et de 50-51 logements par an en moyenne entre 2014 et 2023 (donc plus de logements / an entre 2014 et
2023 qu'entre 2008 et 2013)
(page 16 du PADD)

Le Scot donne bien le chiffre de 45 logements / an pour Clohars (140 logements/ an sur le secteur littoral) pendant la durée du PLH mais stipule une diminution sur le secteur littoral (131
logements /an sur l'ensemble du secteur littoral entre 2014 et 2020 puis 101 logements par an entre 2020 et 2030.
(pages 8 à 10 du DOG du Scot)