Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : le blog ED "Environnement Doëlan"
  • : L'ENVIRONNEMENT au sens large à Doëlan et au-delà. PAYSAGES, CADRE DE VIE, ECOLOGIE (générale et politique), PATRIMOINES, CULTURE, LOISIRS, VIE LOCALE (économie-social- politique).
  • Contact

AUTRES RUBRIQUES


A VOIR ...
sur la PAGE D'ACCUEIL
colonnes à droite et à gauche :

RUBRIQUES
COMPLEMENTAIRES
- Derniers
  commentaires
-
Liens utiles
- Catégories d'articles
- Agenda : à voir, à faire ...
etc.

Recherche

Archives

21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 23:00

 

Mots-clefs :

Pollution de l’air et de l’eau / Poulaillers industriels / Ammoniac atmosphérique / Agriculture intensive / Amis des Chemins de Ronde du Finistère / Communes de Moëlan-sur-Mer et Clohars-Carnoët / Directives européennes de Bruxelles.

 

 

Mercredi 21 décembre 2011 ...

 

 

 

Cet article fait suite à celui d'hier intitulé " ALERTE Extension d’élevage à Kerhuiten : Clohars concerné !réalisé en concertation avec l'Association Les Amis des Chemins de Ronde  (ACR) du Finistère. 

 

Aujourd'hui, on confirme les modalités de consultation du dossier d'enquête publique et d'expression citoyenne ... car il existait hier quelques ambiguités.

 

019 les 2 volumes de l'enquête

Les 2 documents de l'enquête publique "Kerhuiten"

consultables à la Mairie de Clohars-Carnoët

(Voir détails plus bas)


 

Puis on présente les trois articles de la presse régionale de ce jour consacrés au projet d'extension d'élevage de Kerhuiten vu des deux côtés : les opposants  - en l'occurence ici l'Association "Rivières et Bocage du Bélon, Brigneau et Merrien" (RBBBM) et les exploitants - M. et Mme Kerhervé.

 

Enfin, pour aller plus loin, on signale :

 

- un article datant d'un an qui présentait la "Ferme innovante" de F et S. Kerhervé;

- le site internet de l'entreprise partenaire de l'EARL Kerhervé, à savoir le Volailler Duc + d'autres liens;

- l'admirable petit ouvrage sur la rivière Bélon  publié en 2010 par l'association RBBBM, qui illustre son expertise et son engagement dans la protection et la valorisation de l'environnement.

 

 

 

Nouvelles informations pratiques sur l'enquête publique

 

 

Une visite à la Mairie de Clohars-Carnoët cet après-midi pour en avoir "le coeur net" : oui ou non y a t-il un "Registre d'observations" que l'on puisse remplir sur place ou faut-il aller à Moëlan sur Mer ?

 

Après un peu de "flottement" j'ai obtenu des réponses concrètes :

 

1) les habitants peuvent venir librement aux horaires d'ouverture de la Mairie de Clohars pour consulter le dossier d'enquête publique qui comprend 2 volumes  ;

 

2) s'ils veulent rédiger des observations écrites, il y a 2 moyens :

     . soit aller à la Mairie de Moëlan-sur-Mer pour remplir le "Registre d'observations";

     . soit écrire à M. le Commissaire-Enquêteur (M. Jean Le Garrec) à l'adresse de la Mairie  

       de Moëlan-sur-Mer;

3) enfin, s'ils veulent parler à M. le Commisseur-Enquêteur, ils doivent se rendre à la Mairie de Moëlan-sur-Mer aux jours et heures suivants qui restent :

 

22 décembre 2011 (9 à 12h) - 30 décembre 2011 (9 à 12h) - 5 janvier 2012 (14 à 17 h)

 

 

018r Horaires Mairie Clohars     023 Vol Annexes Plan

 

024 Plan d'épandage

 

Photos des horaires d'ouverture de la Mairie de Clohars-Carnoët

et des aperçus des 2 volumes du Dossier d'Enquête Publique "EARL Kerhervé à Kerhuiten"


 

015 rR p1 Arrêté du 14-11-11     012r Site Mairie Moelan             

 

Extrait de l'Arrêté préfectoral du 14-11-2011 prescrivant l'ouverture de l'enquête publique

et site internet de la Mairie de Moëlan-sur-Mer qui donne le tél. et le fax.


 

 

Brève revue de presse du jour 

 

 

Après les deux articles parus hier 20 décembre dans Ouest-France et Le Télégramme qui rendaient compte du communiqué des ACR du Finistère (mis en lien sur ce blog hier), trois nouveaux articles sont apparus aujourd'hui :

 

 

1  /  "Rivières et Bocage. "Non à l'extension de l'élevage"

       Le Télégramme" du 21-12-11 page 20 "Moëlan-sur-Mer" (article complet en cliquant ICI).

 

L'article rend compte d'une conférence de presse tenue la veille qui indique le "profond désaccord" des membres de cette association.

En effet, disent-ils "Nous sommes pour l'agriculture et Moëlan est une commune agricole; et favorables à l'installation de nouveaux agriculteurs. Mais nous ne pouvons adhérer au projet d'extension d'un élevage industriel de dindes à 100 m de maisons, 300 m des hameaux de Kerhuiten, Keryhoualen et Menhir (...). Les impacts sur l'air, les sols et la santé (...) sont importants". Il y a "trop de risques". Concernant la gestion de l'eau : "Il va puiser 20 m3 d'eau par jour dans la nappe souterraine de 50 m à 65 m de profondeur qui alimente puits et fontaines du Carpont à Damany, sans oublier le ruisseau de Port Baly. Et il aurait le droit d'épandre à moins de 500 m des zones conchylicoles".

"L'impact est énorme sur cette petite route communale (...) Il y a trop de risques sanitaires et écologiques avec les 110 ha de maïs qui y sont associés (...). Nous ne comprenons pas que de telles structures soient subventionnées. Nous espérons que le conseil municipal se prononcera contre ce projet à l'heure où la France se fait épingler par l'Europe du fait de la prolifération des algues vertes".

 

 

  2  /  "Kerhuiten. Les exploitants donnent leur position"

         Le Télégramme du 21-12-11 sur la même page (article complet en cliquant ICI - Voir en bas ).

 

L'article reproduit un communiqué des exploitants qui ont "souhaité répondre à leurs détracteurs" de la veille (cf. Les ACR du Finistère dans le même journal). 

 

Dans ce texte très détaillé, M. et Mme Kerhervé rappellent d'abord leur installation à Kerhuiten "en 1991 sur l'exploitation familiale" puis le "développement de l'atelier de dindes en 2003". Ils soulignent qu'ils ont "su se développer dans une filière en déclin depuis 2002" (production nationale de dindes divisée par 2, plus d'installations de jeunes éleveurs, poulaillers vétustes abandonnés et départs en retraite sans reprise).

Ils racontent leurs efforts pour "sécuriser les productions végétales" ... "améliorer leur cadre de vie en apportant la biodiversité dans un nouvel écosystème" ...

 

En 2009, poursuivent-ils, "nous avons orienté notre exploitation vers les énergies écologiques et durables par l'installation de 580 m2 de panneaux photovoltaÎques, le remplacement du gaz propane par du bois déchiqueté pour le chauffage des poulaillers, par un atelier de séchage de maïs par du bois", toutes installations qui "permettent une grande économie de CO2 pour la planète" ... (Lire la suite sur l'article mis en lien à propos de : la plantation de 4 000 arbres, la prise en compte de nouvelles normes d'épandage pour limiter les odeurs, le taux d'ammoniac, la ventilation, le chauffage, etc.).

 

Selon eux, "l'image que se font certains détracteurs du projet de voir 3,9 tonnes de fumier chaque jour est erronée". Et ils détaillent : le vidage des poulaillers, l'exportation des fumiers sous forme de compost vers la Beauce très demandeuse ... avec très peu de traversée de village ...

Ils considèrent que leur projet d'ajouter deux poulaillers et une station de compostage est "une continuté dans la maîtrise et le respect de l'environnement et permettra de transmettre un outil optimal à nos enfants" ...

 

Ils concluent sur le fait que "l'agrandissement sera accompagné de l'embauche d'un salarié supplémentaire sur l'exploitation" et que "la totalité des dindes étant transformées chez Duc, à Riec-sur-Bélon, apportera aussi un mois de travail à plus de 200 salariés" ...

 

Finalement, déclarent-ils : "Il n'y a pas d'inquiétudes à avoir concernant les qualités de l'eau et de l'air. Nous y sommes d'autant plus attachés que nous vivons également dans le village de Kerhuiten".

 

 

  3  /  "L'extension d'une ferme fait débat à Kerhuiten"

        Ouest-France du 21-12-11 page 19 (article complet en cliquant I CI).

 

Le journaliste Tony Fonteneau fait alterner les deux positions : celle des membres de l'association "Rivière et Bocage du Bélon" - qui "n'en démordent pas" : le projet présente "trop de risques écologiques pour Moëlan "et ne doit donc "pas se faire" - et celle des deux exploitants, avec des arguments tels que : "Si nous voulons mener à bien ce projet, ce n'est pas pour gagner plus d'argent mais pour que l'exploitation reste viable (...) On veut laisser quelque chose à nos enfants".

Or, pour l'association, commente le journaliste, "c'est bien la santé des générations futures que le Gaec met en danger" puisqu'avec "deux poulaillers supplémentaires, il va  y avoir plus d'émanations d'ammoniac et plus de risques de virus (...).

Concernant l'ammoniac, les exploitants répondent : "avec la station de compostage que nous voulons construire, on réduira les gaz en filtrant l'air" ...

 

L'article s'achève sur le rappel des étapes : enquête publique jusqu'au 5 janvier  dans les deux communes de Moëlan et Clohars, puis vote du conseil municipal de Moëlan qui statuera sur la faisabilité du projet, et  ce constat : "En attendant, le dialogue est toujours rompu entre les opposants à l'extension et la famille Kerhervé", avec cette citation ultime : "A notre plus grand regret avoue l'agriculteur".

 

 

 

Pour en savoir plus :

 

1  /   Un article d'archive concernant l'EARL Kerhervé paru dans Ouest-France du 01-11-2010 :  

"Kerhuiten : la ferme innovante ouvre ses portes au préfet" - cliquer ICI.

 

On y rencontre un vocabulaire séduisant pour les amateurs d'écologie. Aux spécialistes de dire si les choix présentés sont effectivement les plus appropriés ... et cela de façon durable.

 

 

2  /   Le "Volailler Duc" apparaît comme le partenaire privilégié de l'EARL Kerhervé. 

On peut aller voir son site en cliquant sur : http://www.duc.fr/

 

 

022r Accueil DUC   025 rr Historique DUC

 

Le site internet du "Volailler Duc" - On voit à droite la date d'installation à Riec-sur-Bélon: 2006

 

On peut aussi regarder les autres titres qui apparaissent en utilisant "Volailler Duc" avec le moteur Google.

Ce qui donne en page 1 ces 10 premiers titres de liens évocateurs :


Duc: progression du chiffre d'affaires

 

 

2  /   Le bel ouvrage publié en 2010 par l'Association "Rivière et bocage du Bélon (Brigneau et Merrien) intitulé : "Le Bélon. Le fonctionnement d'une ria bretonne" (48 pages - 13 euros) avec un slogan : 

 

"Mieux comprendre pour mieux protéger"

 

002r 1er couv Bélon Asso  004r zoom texte Bélon 4e couv

 

1er et 4e de couverture du livre "Le Bélon. Le fonctionnement d'une ria bretonne" (2010)

 

 

 

Evelyne Dumont

 

_____ o _____

 

 

 


Partager cet article

Repost0

commentaires

Evelyne Dumont 29/12/2011 22:55

Re-bonsoir,

Très intéressant le résumé :

1) agriculture "de quantité" plus que "de qualité" ... cela signifie à terme, pour les consommateurs, des problèmes de santé ... et de solidarité (les moins fortunés ne peuvent pas toujours acheter
la qualité ... encore que cela est parfois gérable);
2) la nourriture "suspecte" car lié aux OGM, cela est grave;
3) quant à envoyer ses déchets ailleurs (en Beauce), ce n'est plus acceptable je crois.

M. Kerhervé est peut-être sympathique mais il ne vit pas seul au monde et pour sa seule petite famille (dont il parle dans les commmuniqués).
Comme il est jeune, apparemment, on pourrait espérer qu'il participe à l'innovation réclamée à notre époque dans le monde agricole (oui, je sais, on a beaucoup demandé dans le passé à certaines
régions, dont particulièrement la Bretagne, de "produire beaucoup"; mais les temps changent; trop de conditions d'environnement, dont la nourriture, provoquent des dégâts chez les personnes :
obésité, etc. etc.). Par ailleurs, on parle de plus en plus souvent de faire "LE PARI DE LA QUALITE POUR PLUS DE VALEUR AJOUTEE"

A ce propos, j'ai acheté cet après-midi le n° 2 de la revue en version papier de "Bretagne durable" auparavant sous forme de site internet seulement.
Il y a un dossier qui promet d'être précieux à lire :
Agriculture : le grand tournant" avec la photo d'un "jeune agriculteur" à l'air très sympathique : Fabien ... où l'on évoque justement ce pari de la qualité.

10 "acteurs du monde agricole" ont été interrogés pour connaître leur point de vue en faveur d'une agriculture durable, dont la revue dit "seule forme d'agriculture possible pour répondre aux
nouveaux enjeux sociétaux".

Il semble y avoir des pistes concrètes signalées.

Je vais tâcher d'en reparler.

Quant aux avis sur le registre dont tu écris qu'ils sont "partagés", ce sera un problème la décision finale d'extension ou non ...

M. Kerhervé est-il vraiment obligé à une telle extension pour "vivre" convenablement ?
Peut-être est-ce "facile à dire" en tant qu'observatrice.
Le fait que DUC soit à proximité et acheteur des dindes en grand nombre est un paramètre mais ...

Bonsoir car il est tard.
PS - Dommage, le n° de la revue est un peu cher : 5,5 euros.

ED

Bernard Vignes 29/12/2011 22:03

Pour moi les problèmes essentiels sont les suivants :

. Une agriculture qui produit de la quantité et non de la qualité
. Une nourriture "suspecte" pour partie issue de soja OGM
. Une production de déchets nitrate et phosphore dont seulement 35% est épandue sur les sols des propriétaires, le reste partant en Beauce (et donc camions, GES, ..)

Le problème des riverains, partant du principe que les poulaillers existent déjà, est à balancer entre les améliorations apportées (bachage, compostage)et le surcroit de traffic entrainé par les
camions

Sur le registre les avis sont partagés

Evelyne Dumont 29/12/2011 21:40

Bonsoir Bernard,

Merci pour ce compte rendu élargi et concret du problème « Kerhuiten » puisque tu as dû voir dans les dossiers les diverses réactions, "pour", "contre", et pourquoi … et en plus fait la démarche
objective de parler avec l’acteur principal : M. Kerhervé.

J’ai prévu aussi d’aller au moins regarder de près les dossiers pour mieux comprendre les enjeux qui diffèrent selon les personnes. Ce sera pour cette fin de semaine. Quand on n’est pas spécialiste
ce n’est pas évident de voir où vraiment c’est négatif pour la communauté globalement (si ce n’était que positif il n’y aurait pas une telle opposition, y compris le vote de nos élus cloharsiens …
sauf à imaginer des manœuvres « perverses » !).

Le souci semble t-il c’est la quantité d’animaux … qui va avec le choix d’élevage industriel, une option à réfléchir pour l’avenir, surtout pour les « bio-écolo ». Est-ce une échelle de production
raisonnable pour le développement dit durable ??? A priori, pour la personne « tout-venant » l’élevage en quasi-batterie sonne de plus en plus mal en 2011 …

Pour l’ammoniac je vais tâcher de vérifier si réellement c’est « anodin » (problème pour les sols, l’eau ?). Les militants des Amis des Chemins de Ronde y voyaient des dangers sérieux.

En principe d’autres associations ayant des spécialistes de l’agriculture ont prévu de mettre leur avis motivé.

Espérons que le Commissaire-Enquêteur aura les moyens de mettre en balance correctement les arguments techniques … à relier aux arguments « humains » (pensons à l’affaire de la station d’épuration
du Pouldu toujours pas réglée) pour sa synthèse.


A suivre bien sûr avant la clôture de l'enquête le 5 janvier.

ED

Bernard Vignes 29/12/2011 16:49

Je suis allé consulter les dossiers en mairie de Moelan et ai pu rencontrer Mr Kerhervé.

Disons tout de suite, même si çà ne change rien à la nature de l'élevage, que Mt Kerhervé est une personne sympathique, qui a répondu clairement à mes questions.

Pas du tout l'idée, façon image d'Epinal, qu'on peut se faire d'un "gros" aviculteur.

Pour le reste j'ai retenu les points suivants :

. la production et la consommation de viande de dinde est en baisse depuis quelques années en France.
. Il est prévu de produire moitié / moitié entre des dindes standards et des dindes labellisées (label "vivant en Bretagne", sans nourriture OGM)
. La nourriture, justement, est constituée pour moitié de blé produit en local (apparemment pas sur les terres de Mr Kerhervé) et de soja venu du Brésil, OGM ou non OGM
. Toutes les dindes sont vendues à DUC.
. le problème de l'ammoniac, en tant que gaz à odeur, est un faux problème, celui ci étant très volatile. Ce qui sent mauvais jusqu'à présent est le fumier, ayant une odeur épouvantable. Problème
qui devrait être résolu avec le bachage des hangars et le compostage.

jp 24/12/2011 17:38

Je comprends très bien votre réaction, mais le problème que l'on peut constater c'est que trop souvent certains arrivent en pays conquis, s'installent près d'une ferme et ensuite font des pétitions
parce qu'il y a des nuisances: un coq qui chante, un tracteur qui fait du bruit etc...Ce sont les mêmes qui sont dérangés par le cloches des églises !!!
jp