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  • : le blog ED "Environnement Doëlan"
  • : L'ENVIRONNEMENT au sens large à Doëlan et au-delà. PAYSAGES, CADRE DE VIE, ECOLOGIE (générale et politique), PATRIMOINES, CULTURE, LOISIRS, VIE LOCALE (économie-social- politique).
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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 22:00

 

Mots-clefs

Beaux livres / Livres sur les phares / Photographie / Jean Guichard / Vincent Guigueno / Sandrine Pierrefeu /    Patrimoine maritime

 

 

 

Un nouvel ouvrage sur les phares vient de paraître s’ajoutant à une liste déjà bien pourvue .. . Je l’ai appris récemment par la « Newsletter » de « Patrimoine.en.blog » qui en faisait un compte rendu élogieux (cliquer ICI).

 

C’est un « beau livre », or les fêtes de fin d’année approchent et donc les choix de cadeaux  également (mais attention, il y a aussi la crise …). De plus, le thème des phares est globalement très attractif auprès des navigateurs et aussi des néophytes car ces « monuments » fascinent comme le rappelle la 4e de couverture de l’ouvrage qui nous intéresse ici … Enfin, les phares suscitent une motivation locale, par exemple au sein de l’Association « Doëlan-Clohars-Environnement » qui s’est inquiétée récemment du départ en retraite de la dernière gardienne du Phare Amont de Doëlan et, plus globalement du désengagement de l'institution officielle des Phares et Balises (cf. une partie du compte rendu du CA de DCE du 03-11-11 - cliquer ICI).

 

Autant de raisons pour continuer de faire des phares le sujet d’articles de ce blog (voir celui paru le 24-01-11 : "le marin du 21-01-11 parle du devenir des phares ..." en cliquant ICI).

 

 

 

Le livre, ses auteurs et son éditeur …

 

Le livre, imprimé en Août 2011 et diffusé depuis Septembre 2011, s’intitule « Les plus beaux phares de France ».

 

Il est illustré par le célèbre photographe Jean Guichard * avec des textes de Vincent Guigueno ** et Sandrine Pierrefeu ***. Et son éditeur est Sélection du Reader’s Digest.

 

029r Couv Phares 2011 Guichard

 

Vue de la 1ère de couverture de l'ouvrage "Les plus beaux phares de France"

du photographe Jean Guichard (avec des textes de Jean Guigueno et Sandrine Pierrefeu)

publié en Septembre 2011 par "Sélection du Reader’s Digest" (c) 

 

 

 

Au  niveau pratique, il est solidement relié et cartonné, compte 160 pages au format 29,5 x 29,5 cm (ceci pour les éventuels envois de cadeaux par la Poste !) … et son prix est de 29 euros.

 

* Jean Guichard 

   L'auteur a un site officiel (cliquer ICI), où l'on trouve en particulier une photothèque de phares du monde entier (dont plusieurs photos de « La Jument » à Ouessant » … et une biographie (accès direct en cliquant ICI), dont j’ai retenu ceci :

   J. Guichard est né en 1952. Il a travaillé d’abord avec l’Agences de photos « Sygma » (pour laquelle il a notamment réalisé un portrait d’Eric Tabarly en 1979 lors de la mise en chantier de l’hydrofoil Paul Ricard) puis avec l’Agence « Gamma », réalisant dans les deux cas de nombreux reportages de personnalités politiques, des magazines aux 4 coins du monde en couvrant des évènements sportifs, nautiques, d’actualité internationale, y compris des conflits politiques … l’ensemble ayant donné lieu à des parutions majeures dans la presse internationale (Figaro-Magazine, Paris-Match, VSD, Newsweek,Time, Bunte, Stern etc.).

   En 1992, il a publié son premier livre sur les phares aux éditions Ouest-France (Phares), distingué par le Salon du Livre de Concarneau, qui lui a attribué le 1er Prix du Livre iIlustré, et par l'Académie de Marine qui en a fait son lauréat.

   VOIR la suite directement sur le site indiqué, en retenant entre autres que « parallèlement à ses différentes activités, J. Guichard a continuellement approfondi, depuis 1989, son travail sur les phares.
   Quant à sa bibliographie elle est impressionnante (voir les 22 références mentionnées).

 

 

** Jean Guigueno 

   L'auteur est née en1968. Il a les titres d'ingénieur de l'Ecole polytechnique (1991) et de l'Ecole des ponts (1994), et  de docteur en histoire de l'Université Paris 1 (1999). Il occupe des fonctions de chargé de recherche au Ministère de l’Ecologie, spécialisé dans le domaine du patrimoine des phares.

 

*** Sandrine Pierrefeu

   L'auteure est née en 1970. C'est une journaliste qui a écrit les textes de nombreux livres illustrés de photos sur le Finistère et aussi ses propres livres, tels que : « Phares de Bretagne sud / d'Eckmühl au Grand Charpentier » paru en 2001 aux Editions du Télégramme, puis « Contes léonards de la Côte des légendes » édité par Coop Breizh en Juin 2011 et, toujours chez Coop Breiz le livre « 20 ans de fêtes maritimes à Brest » (parution en Novembre 2011) (liste non exhaustive).

 

La 4e de couverture nous « parle » ainsi :

 

032R 4e Phares 2011 Guichard & al

 

Texte en 4e de couverture du livre "Les plus beaux phares de France"

par J. Guichard avec J. Guigueno et S. Pierrefeu (Août-Septembre 2011

 

 

 

Le contenu du livre ...

 

A l’intérieur, le sommaire indique un découpage en 4 grandes zones géographiques … où la Bretagne se « taille la part du lion » avec 28 "beaux" phares, suivie de la Méditerranée avec 15 phares, le Nord-Pas de Calais et la Normandie avec 9 phares et enfin l’Atlantique avec 7 phares localisés en Vendée, Charente-Maritime, Gironde et Pyrénées-Atlantiques.

 

Remarque : Dans l'ouvrage, l'ordre d'apparition est le suivant : Nord-Pas de Calais & Normandie, puis Bretagne, Atlantique et Méditerranée.


 034r Bretagne 28 BxPhares   037r Méditerrannée 15 BxPhares

 

033r Phares Nord P-C&Normandie 9  038r Atlantique 7 Bx Phares  

 

Les noms des phares retenus pour les 4 grandes zones géographiques

distinguées dans l'ouvrage "Les plus beaux phares de France" (2011)

  

Chacun des phares sélectionnés par les auteurs est présenté avec une photo, généralement accompagnée d’une carte géographique pour bien le localiser. Un texte concis rappelle son histoire avec les conditions de sa construction et l’actualité locale liée aux changements récents de la politique des Phares et Balises.

 

 

On découvre aussi 4 chapitres avec un texte écrit plus long qui sont intercalés à la fin de chacune des 4 zones géographiques. Ils concernent les 4 thèmes suivants, dont on donne quelques extraits issus des « chapeaux » :  

 

« La construction des phares en mer » (pp. 26-29) :


Le texte souligne d’abord combien …  « Il est difficile d’imaginer, à l’heure où l’océan flashe, clignote et brille de tant de feux, qu’il y a deux siècles, sitôt le soleil couché, la mer était muette. A part deux ou trois phares ici et là, les nuits étaient noires sur les côtes de France. Les navigateurs évitaient donc de caboter après le crépuscule (…) ».

C’est alors que : « Pressé par les compagnies maritimes et la Marine, l’Etat français décide, en 1825, qu’une ceinture de feux sera allumée sur le littoral (…).

Finalement : «  La mer devient praticable la nuit mais, dans certaines mauvaises passes, les fortunes de mer continuent. Ces « Messieurs les ingénieurs » décident alors de bâtir des phares en mer. Impossible ? Presque ».

 

« Trompes, cornes et autres sirènes : cette brume contre laquelle on ne peut rien »  

(pp. 96-99) :


Ici on évoque les inventions pour régler ce problème : « Des feux éclairent la mer, mais que faire quand la brume les noie ? Comment trouver sa route quand la « boucaille » voile les amers ? ».
C’est la « Commission des Phares » qui « vers 1850, s’attèle (…) à l’équipement des phares et balises en dispositifs sonores ». Ainsi, « chaque savant y va de son invention : plus ou moins cocasses, plus ou moins bruyantes, les trouvailles sont légion » est-il précisé, en concluant : « Leur efficacité, aujourd’hui encore, demeure controversée : les scientifiques n’y croient guère, tandis que les navigateurs jurent « croix de bois, croix de fer » que leur salut tient à ces filets de voix qui leur indique la voie ».

 

« Les électromécaniciens : à l’école de Brest » (pp. 118-121) :


En substance, le texte rappelle que « Les gardiens de feu de la fin du XIXe siècle sont d’anciens marins tenus de savoir lire et écrire (mais que cette fonction ne requiert "pas d’aptitude particulière »). Cependant, «la technique évoluant, les exigences de la Commission des Phares s’affinent (…). D’où cette évolution : «Après la Seconde Guerre Mondiale, des écoles apparaissent, aux Baleines, puis à Gris-Nez, Saint-Nazaire et Brest : avec le remplacement programmé des feux à pétrole et l’électrification, le métier se professionnalise (…). »

  

« Joies et périls de la relève » (pp. 156-159) :


Ici, les auteurs s’intéressent au cas particulier des phares en mer qui, « durant cent à cent cinquante ans – pour les plus anciens – ont été « gardiennés ». En effet : « Quelles que soient la météo et la saison, des hommes habitaient ces tours bâties aux endroits les plus exposés de la côte. Surveillant le large et assurant la « bonne marche du feu », ils étaient hissés « à bord » par d’improbables systèmes de levage. Laissés seuls avec des vivres et quelques outils, ils demeuraient en autarcie jusqu’à la relève, organisée tous les mois, puis chaque quinzaine « temps permettant » (…).

On laisse au lecteur la découverte de la suite en signalant seulement cette dernière phrase du chapeau parlant du phare de Kéréon au sud d’Ouessant : « Dernier phare habité de France, dont les gardiens étaient relevés à bout de palan, il fut, jusqu’à son automatisation en 2004, l’ultime témoin de cette épopée ».

 

 

A suivre ... un prochain article :

 

Les « plus beaux Phares » (2) : Les 2 Phares de Doëlan …    (*)

 

 

 

(*) Je l'avoue maintenant : l'idée initiale était celle d'un article unique intitulé de façon humoristique : « Les plus beaux phares » ? … Ceux de Doëlan bien sûr !" où auraient été présentés à la fois l'ouvrage de Jean Guichard  et un enchainement sur les phares doëlannais servant surtout de développement pédagogique sur ce que sont concrètement les phares (caractéristiques, fonctionnement, etc.) le tout illustré de photos locales à diverses époques et heures de la journée ... et un questionnement final sur l'avenir effectif des phares des rives gauche et droite de Doelan. Le projet était trop volumineux. Il est donc scindé en 2 ...
On ajoutera aussi dans cet épisode (2) des références de sites sur les phares - il en existe plusieurs très intéressants - et quelques ouvrages.

 

 

 

Evelyne Dumont

 

_____ o _____

 

 

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commentaires

doc zaïus 25/11/2011 15:23

Bonjour,
Ce n’est faire injure à personne que de dire que seuls les initiés comprennent les détails des aspects techniques du nucléaire. Comme dit le bon sens populaire, chacun son métier, etc…
Cependant, l’honnête homme un peu curieux, même s’il ne possède pas de formation scientifique poussée, peut acquérir une bonne culture du problème à travers les lectures de vulgarisation
scientifique.
Internet est une mine inépuisable pour ce type de formation.
Encore faut-il faire la démarche et ne pas s’abreuver à n’importe quelle source….
Reste à comprendre les aspects socio-économiques du problème, ce qui requiert un autre type de formation, mais lui aussi parfaitement accessible pour peu que l’on garde l’esprit ouvert.
Ne nous leurrons pas, seule une minorité accepte de retourner à l’école, le plus grand nombre préfère s’en remettre à leurs médias favoris, nécessairement orientés politiquement. Ils deviennent
alors la proie de gourous autoproclamés et dogmatiques, qui leur servent l’analyse qui favorise le mieux les intérêts politiques de leurs maîtres.
Les hommes politiques ont autres chose à faire que de se pencher sur l’analyse scientifique des risques de disruptions sur un tokamak, ou de la tolérance d’une cuve de réacteur à des microfissures
.
Alors ils ont aussi leurs gourous, auprès desquels ils s’informent de ce qu’il faut dire en telle et telle circonstance.
Il ne faut pas s’étonner alors d’entendre tout et n’importe quoi.
Quant aux scientifiques, ils ont aussi une conscience politique, et selon leur orientation, ils insisteront sur tel ou tel point de vue.
Il est donc illusoire d’imaginer que l’on peut trouver une analyse dépassionnée du problème nucléaire, une éventuelle commission indépendante ne peut pas exister, personne n’est indépendant, sauf
le clochard sous son pont.
L’affaire se règlera donc dans un rapport de force entre d’une part le lobby nucléaire, très puissant mais sans appui populaire, et d’autre part le lobby écologique, moins puissant mais très
populaire.
En Allemagne le lobby écologiste a remporté une victoire, peu importe si cette victoire se traduira par davantage de CO2, la question n’est plus là.
La suite dira si cette victoire est douce ou amère, puisqu’aussi bien un battement d’ailes ici peut provoquer un ouragan ailleurs…
En France, le lobby nucléaire résiste, et a marqué un avantage sérieux en réussissant à convaincre F. Hollande et le parti communiste de conserver Flamanville. Quant à la sortie du nucléaire, il
faudra se contenter d’arrêter les plus vieilles centrales, qui seront remplacées par des centrales thermiques à flamme.
Eva Joly a bien tenté de s’inviter dans ce match, elle aura eu le mérite de montrer qu’il existe une autre voie.
Maintenant la parole est aux électeurs, à eux de s’exprimer au premier tour. En votant pour Eva Joly ils exprimeront clairement leur volonté d’aller plus loin et plus vite dans la sortie du
nucléaire et dans le développement des énergies durables.
Mais, voter Eva Joly c’est voter à gauche, et peu d’électeurs écologistes de droite ( il y en a …) accepteront ce qui sera pour eux une compromission.
Seul un référendum pourrait offrir une occasion de s’exprimer avec un bulletin sans coloration politique, mais il est prévu seulement un débat public au programme du PS, pour la suite il est urgent
d’attendre.
Cette façon d’instrumentaliser le débat sur le nucléaire n’est pas à porter à l’actif de la Démocratie Parlementaire.
Nous sommes en tous cas bien loin de l’aspect technique des choses…
Salutations cordiales.

Evelyne Dumont 24/11/2011 21:21

Bonsoir Doc Zaïus,

Merci : vous m'avez bien fait rire avec la comparaison entre "navigation maritime" et "navigation politique" ... mais c'est aussi sérieux.

On peut se demander dans quelle mesure les choses ont été voulues, les erreurs de vraies erreurs ... ou bien du grand théâtre ...
Personnellement, je trouve qu'avec les péripéties de l'accord EELV-PS jusqu'à ces derniers jours, beaucoup d'éléments ont été fournis de tous bords (tiens encore un mot commun: bords politiques,
tirer des bords !).
On sait encore mieux à quoi s'en tenir sur les options des uns et des autres. On devrait plutôt remercier Mme Joly ...

En même temps, c'est "casse-cou" ... car ceux du grand camp d'en face peuvent en profiter. Mais ce n'est pas sûr non plus.

Les CITOYENS vont bien finir par EXIGER qu'on cesse les fausses querelles et certains mensonges pour mettre à plat les éléments, tous les éléments, des politiques énergétiques passées et prévues
pour aboutir au "bon" choix.
On n'en a pas encore pris le chemin à ce jour.
Voir sur ce point, la "Une" du journal "France Soir" daté mercredi 23 novembre 2011 qui offre un montage-photo incluant côte à côte le 1er Ministre F. Fillon, la Secrétaire d'EELV C. Duflot, le
candidat F. Hollande, l'actuel Président Sarkozy et sur le devant l'ancien 1er Ministre L. Jospin ... le tout encadré des textes suivants :

"NUCLEAIRE

Le cauchemar
des politiques

pages 2 et 3
Ils en parlent mais n'y connaissent rien ".


Vous qui écrivez sur ce thème dans votre blog avec des données techniques, vous devez bondir parfois ?
On en reparlera.

Cordialement.
ED

doc zaïus 24/11/2011 18:53

Bonjour,
On ne peut que regretter que nos hommes et femmes politiques ne soient pas guidés par un semblable réseau de phares et balises. Certains d’entre eux éviteraient bien des écueils lors de leur
changements de bord dans la régate qui doit les mener au port de la présidence. Entre le quai des brumes et le port de l’angoisse, il vaut mieux parfois prendre un ris et affaler le génois plutôt
que de risquer d’aller à la côte.
Sur un bateau bien mené il y a celui qui calcule la route et celui qui tient la barre. Il est bon que tous deux s’accordent sur l’alignement à suivre…
Si l’un donne le cap pour entrer à Doelan et si l’autre s’aligne sur Brigneau, il y a de fortes chances que cela se termine en cul-de-sac à port Bali.
Mais je suis mauvaise langue, comme d’habitude. Un franche discussion au carré suffira à rétablir les choses.
A moins qu’une mutinerie ?…